Sensualité

 À partir du 21 juillet 2021, la présentation du pass sanitaire devient obligatoire à partir de 18 ans pour accéder au musée Rodin.

Sensualité

Le corps est au centre de l’esthétique d’Auguste Rodin, dans toutes ses composantes y compris les plus sensuelles. Par leurs sujets, leurs matériaux, le travail sur les textures finement polies des chairs, ses sculptures sont une célébration de la sensualité et du désir. Corps abandonnés, cambrés ou accouplés possèdent une force érotique indéniable qui a souvent fait scandale et interpellent encore aujourd’hui.

De la sensualité d’une figure isolée…

La posture du corps chez Rodin témoigne d’une forte sensualité. L’élongation met en avant l’anatomie, les os parfois visibles à travers la peau, les muscles saillants, les rondeurs charnelles que l’on aimerait caresser (L’Adolescent désespéré, L’Age d’airain, La Danaïde). La cambrure accentuée des corps féminins met en valeur les formes dans d’harmonieux jeux de courbes (Torse d’Adèle, Torse de jeune femme cambrée).

Tous les thèmes, qu’ils soient d’inspiration mythologique (La Danaïde), spirituelle (La Voix intérieure) ou religieuse (L’Ecclésiaste), sont prétexte à une l’expression d’une sensualité souvent décalée, empreinte de gravité, voire de désespoir.


…au couple érotique

Inspiré par les histoires d’amour, Rodin sculpte et dessine des couples dont certains sont devenus aujourd’hui de véritables symboles, comme Le Baiser. Ce sujet inspire aussi d’autres artistes comme Camille Claudel dont le groupe Vertumne et Pomone, autre incarnation de la passion, montre deux corps semblant n’en former qu’un.

L’intérêt de Rodin pour l’expression de la passion amoureuse ou érotique le conduit à en explorer différentes formes comme dans les nombreuses représentations de couples saphiques (Deux femmes nues à demi allongées) ou de scènes d’enlèvements (Jeune femme embrassée par un fantôme).

Dans Le Christ et la Madeleine, de manière inhabituelle pour une telle scène, les deux figures sont entièrement nues, face à face, à la même hauteur. Rodin joue ici du contraste entre la posture du Christ, pleine d’abandon et de relâchement et celle de Marie-Madeleine, toute en torsion, dynamique.

Sélection d’œuvres