Cariatide à la pierre

Vue de l'oeuvre

- Diaporama

    Cariatide à la pierre

    Auguste Rodin (1840-1917)

    Depuis la Grèce antique, la cariatide, statue de femme debout faisant office de colonne pour soutenir un élément d’architecture, supporte son fardeau avec sérénité. C’est sous cette apparence que Rodin choisit, lors de son séjour en Belgique (1871-1877), de sculpter les cariatides destinées au décor d’un immeuble de Bruxelles.

    Quelques années plus tard, au cours de son travail pour la Porte de l’Enfer, Rodin change de parti et la représente abattue, presque vaincue. Il la modèle accroupie sous un rocher qui fait ployer sa puissante anatomie. Un admirable corps que le spectateur ne pourra découvrir qu’en tournant autour afin d’en reconstituer mentalement l’image complète. Alors que sous l’influence du symbolisme, La Cariatide à la pierre est vue comme une image de l’être humain accablé par sa destinée, Rodin préfère adopter une métaphore qui fait de la figure un symbole de courage car elle ne renonce pas totalement à porter sa pierre.

    Présente avec beaucoup de discrétion dans le coin supérieur gauche de la Porte de l’enfer, elle devient parallèlement une figure autonome et prend, avec l’agrandissement, une stature monumentale. Le bronze qui figure aujourd’hui dans le jardin a été fondu en 1928 au moment de l’aménagement du parterre sud.


    L'œuvre dans le musée

    Jardin des sculptures

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    Date de conception :

    1883 ; agrandissement entre 1911-1918

    Dimensions :

    H. 133,7 ; L. 103,5 ; P. 98,2 cm

    Matériaux :

    Bronze, fonte au sable Alexis Rudier, 1928

    Numéro d'inventaire :

    S.01297

    Crédits :

    © Agence photographique du musée Rodin - Pauline Hisbacq & Jérome Manoukian

    Ressources

    Iconographie

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