Lettre d’Auguste Rodin à Camille Claudel

Vue de l'oeuvre

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    Lettre d’Auguste Rodin à Camille Claudel

    Auguste Rodin (1840-1917)

    Ma féroce amie

    Très tôt dans leur relation, Rodin apparaît bouleversé par cette élève qui devint très vite sa collaboratrice, sa maîtresse et sa muse.

    Prisonnier d’un amour obsédant, à l’agonie, il l’implore « à genoux » d’un bout à l’autre de sa lettre, dans un style confus, une syntaxe impure et une orthographe incertaine. Dans ce document unique, Rodin, submergé par ses sentiments, se livre sans artifice ni mensonge.

    Les rares témoignages dont le musée dispose - cinq lettres de Rodin contre une quinzaine à peine de Camille Claudel - au ton souvent exalté, rendent compte de cette relation fusionnelle et tourmentée dont on connaît l’issue tragique.

    L’Eternel Printemps, Fugit Amor ou L’homme et sa pensée sont autant d’échos à ses souvenirs doux et sublimés.

    "Je t’embrasse les mains mon amie, toi qui me donnes des jouissances si élevées, si ardentes, près de toi, mon âme existe avec force et, dans sa fureur d’amour, ton respect est toujours au dessus. Le respect que j’ai pour ton caractère, pour toi ma Camille est une cause de ma violente passion. ne me traite pas impitoyablement je te demande si peu."

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    Date de réalisation :

    Vers 1886 - Donation 1916

    Dimensions :

    H. 21 ; L. 27 cm

    Matériaux :

    Encre sur papier

    Numéro d'inventaire :

    L.01451

    Crédits :

    © Agence photographique du musée Rodin - Jérome Manoukian

    Ressources

    Iconographie

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