本馆以外

Rodin, La lumière de l'antique

Musée départemental arles antique

Du 6 avril au 1er septembre 2013

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône et son musée départemental Arles antique, participent à l’année Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture en proposant deux évènements majeurs : l’extension du musée qui accueillera le chaland antique Arles Rhône 3 et l’exposition « Rodin, la lumière de l’antique » co-organisée avec le musée Rodin. L’originalité de l’angle choisi et la richesse des œuvres proposées pour cette exposition répondent en tous points à la volonté du département de faire de MP2013 une réussite collective, partagée par le plus grand nombre.


« Chez moi j’ai des fragments de dieux pour ma jouissance quotidienne. Leur contemplation me procure le bonheur de ces heures solennelles à partir desquelles désormais l’Antique vous parle toujours (…) » Auguste Rodin, 1904


Après trois années de négociations et de recherches, cette exposition est riche de collaborations exceptionnelles qui permettent la présentation d’œuvres majeures de Rodin en regard d’antiques célèbres, mais aussi de ceux de sa propre collection. Une trentaine de prêteurs privés et publics contribuent à ce projet coproduit avec le musée Rodin qui proposera à Paris une version synthétique de cette manifestation, du 19 novembre 2013 au 23 février 2014.

Les 132 Rodin sélectionnés, sculptures, assemblages et dessins, témoignent de cette fusion esthétique qui occupa le sculpteur tout au long de sa carrière. En miroir, 132 antiques exceptionnels qui ont habité sa vie et son esprit, vont renouer avec Le Penseur, L’Age d’airain, L’Homme qui marche, La grande Ombre, Le monument à Victor Hugo, Eve, LaCentauresse...


La spectaculaire copie du Laocoon du Vatican, réalisée pour la collection de Louis XIV par Jean-Baptiste Tuby (1635 –1700), quittera les jardins de Versailles afin de rallier Le monument à Victor Hugo, inspiré de ce modèle grec.


Dans cette même logique, le Diadumène du British Museum retrouvera L’âge d’Airain. Au travers de ces rencontres parfois insolites, le jeu des réappropriations se révèle emblématique d’un processus créatif indissociable d’une complicité essentielle à Rodin. L’ombre de l’antique surgit ainsi derrière chacune de ses sculptures, imperceptible et sous-jacente, rémanence d’un art grec fondateur et métamorphosé qui éclaire le parcours de l’exposition.


Pascale Picard, conservateur au musée départemental d’Arles Antique, commissaire générale.


Voir le site du Musée départemental Arles antique