Le jardin

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Présentation

Le jardin, d'une superficie de trois hectares, se partage entre une roseraie, au nord de l’hôtel Biron, et un grand parterre, au sud, tandis qu'au fond du jardin, terminant la perspective, une terrasse et une charmille adossée à un treillage dissimulent un espace de repos. Le treillage percé de trois ouvertures fait écho au rythme ternaire et aux proportions des baies de l'avant corps de la façade sud de l'hôtel Biron. À l'occasion de la rénovation du jardin en 1993, deux parcours thématiques ont été conçus à l'est et à l'ouest : le "Jardin d'Orphée" où végétation et rocaille s'entremêlent comme prélude à la découverte de l'oeuvre de Rodin Orphée implorant les dieux, et le "Jardin des Sources", dont les sentiers sinueux, jalonnés de points d'eau, forment autant d'entités autonomes et singulières.

Vue du jardin de l'hôtel Biron
Vue du jardin de l'hôtel Biron


De nombreuses oeuvres de Rodin, parmi lesquelles Les Bourgeois de Calais, La Porte de l'Enfer, ou encore Le Penseur prennent aujourd'hui place dans le jardin. Cette utilisation des espaces naturels comme écrin à la sculpture renoue avec les pratiques du maître, qui, dès 1908, avait fait installer dans ce jardin sauvage certaines de ses oeuvres, mais aussi des antiques appartenant à sa collection. 

Vue de la Porte de l'Enfer derrière la roseraie
Vue de la Porte de l'Enfer derrière la roseraie

 

Campagne de sondages archéologiques

Prestigieux jardin d'agrément et potager d'immense renommée grâce aux plans qui en furent publiées, le jardin de l'hôtel Biron fut remanié, à plusieurs reprises, par les propriétaires successifs de l'hôtel, ainsi qu'ont permis de l'établir et de vérifier l'étude archivistique et documentaire, et la campagne de fouilles archéologiques conduite par le musée en 2006 et 2007. Ont notamment été découverts de nombreux fragments de pots à fleurs en céramique, décorés de paysages ou de guirlandes de fleurs, constitutifs du mobilier décoratif qui ornait les allées du jardin, du temps du duc de Biron. La propriété du duc abritant également une vacherie (l'hôtel, à cette époque, est à proximité de la campagne), plusieurs fragments d'égouttoirs à fromage en terre cuite ont également été exhumées. Enfin, les fouilles ont mis au jour des fragments de statues et des plaques décoratives en terre cuite. Certains de ces ornements, sculptés de sujets liés à la nature et aux saisons (faisceau de blés, corbeilles de raisin) pourraient provenir de groupes d'enfants, symbolisant les quatres saisons, qui entouraient le bassin au XVIIIème siècle.

Fragment de pot en céramique, XVIIIè siècle - Fragments de pots et éléments en terre cuiteFragment de pot en céramique, XVIIIè siècle - Fragments de pots et éléments en terre cuite

 

Galerie des marbres

La décision de présenter les marbres dès 1995 dans une nouvelle Galerie des marbres, désormais fermée par de grandes baies vitrées, a permis non seulement de mieux les protéger mais aussi d’augmenter le nombre d'œuvres exposées et d'opérer des regroupements thématiques.

Vue de la galerie des marbresVue de la galerie des marbres

 

Vues de la galerie des marbresVues de la galerie des marbres