La chapelle

La chapelle vue du jardin de l'hôtel BironEn 1820, la duchesse de Charost, propriétaire de l'hôtel Biron, vend toute la propriété et ses dépendances à trois religieuses, dont la mère Madeleine-Louise Sophie de Barat, fondatrice de la société du Sacré-Coeur de Jésus. La société s'installe rapidement et crée un établissement d'éducation pour jeunes filles. Durant cette période, plusieurs petites chapelles sont aménagées afin que les soeurs puissent pratiquer leur culte.

En 1874, la vente de certaines boiseries décorant l'hôtel Biron finançe la construction, par l'architecte Lisch, d'une grande chapelle. L'édifice, achevé en 1876, adopte un plan en croix latine mais est conçu dans un style néogothique, très prisé par les architectes de l'époque. L'intérieur de la chapelle s'inspirait également du style des églises du XIIIe siècle. Les fidèles pouvaient uniquement accéder au rez-de-chaussée, tandis que les soeurs avaient l'usage exclusif des tribunes. La dissolution de la communauté religieuse en 1904 marque la fermeture de la chapelle.

En 1919, à l'ouverture du musée Rodin, la nef est transformée en salle d'exposition mais ce n'est qu'à partir des années 1960 qu'une étude d'aménagement du lieu en véritable espace d'exposition fut entreprise, aboutissant au démontage de la toiture au profit de la mise en place d'une verrière.

En 2003, une campagne de travaux de restauration du bâtiment de la chapelle, menée par l'architecte Pierre-Louis Faloci, a permis la réouverture d’une salle d’exposition temporaire, d’un auditorium, d’une boutique et d’un hall d’accueil ouvert sur la rue, ainsi que de bureaux. L'inauguration de l'ancienne chapelle, totalement rénovée, eut lieu en novembre 2005.

Vue d'une exposition dans la Chapelle du musée Rodin
Vue de l'exposition Corps et Décors, Rodin et les arts décoratifs, dans la Chapelle du musée Rodin

 

Vue d'une exposition dans la Chapelle du musée Rodin
Vue de l'exposition Corps et Décors, Rodin et les arts décoratifs, dans la Chapelle du musée Rodin