Glossaire et ressources documentaires

 

Glossaire
 

Gradine : ciseau plat dont le tranchant est constitué de dents (comprises entre 2 et 8 dents, plus ou moins espacées). Il est utilisé dans le travail de finition qui griffe le matériau  et dessine les détails

Moule à bon creux (à pièces) : moule constitué de nombreuses pièces qui s’ajustent les unes aux autres et maintenues par des chapettes et une chappe. Il est réutilisable et autorise le tirage de plusieurs épreuves (30 env.) sans être détruit.

Moule en gélatine : moule à bon creux composé d’une empreinte souple en gélatine

Pâte à modeler : ou cire de différentes compositions dont la cire d'abeille et se présentant sous différentes couleurs. Des analyses chimiques réalisées au Centre de Recherche et de Restauration des Musées ont déterminées les composants .

Plâtre, filasse et papier journal  : le papier journal fournit des éléments quant à la réalisation de l'œuvre. Le vendredi 21 et samedi 22 juin sont mentionnés, dates qui se sont présentés en 1878,1889 et 1895. Entre 1878 trop précoce par rapport à l'évolution du style de Rodin et 1895 trop tardif si on considère que le marbre a été exposé en 1894, il faut donc retenir la date de 1889.

Photogrammétrie : technique de numérisation. L’objet est digitalisé à l’aide d’un scanner que l’on déplace autour de l’oeuvre afin de couvrir les points de vue nécessaires à cette capture. On obtient ainsi une image stéréoscopique dans les 3 dimensions de l’espace par triangulation.

Pointe : tige en fer ou en acier, carrée ou octogonale, dont une des extrémités présente une forme pyramidale. Avec l’aide de la masse, elle est utilisée pour l’ébauche du marbre. Selon l’inclinaison donnée à l’outil, manié soit presqu’à l’horizontale, soit perpendiculairement ou à l’oblique, elle laisse des marques  caractéristiques.

Points de basement : première étape dans la mise-aux-points d’un modèle. Constitués de clous en fer maintenus par du plâtre, ils sont fixés sur les parties les plus saillantes du modèle. Au nombre de trois, un au sommet, deux autres de part et d’autre du sujet,  ils dessinent un triangle dans l’espace permettant leur report sur le bloc de marbre,  après dégrossissement.  Ils servent d’appui à la machine à mettre-aux-points et sont conservés jusqu’à l’achèvement de la taille.

Points justes :  marques au crayon sous forme de points ou de croix, elles sont localisées aux endroits correspondants au niveau le plus en retrait du modèle. Très nombreuses et distantes de quelques centimètres, elles indiquent au praticien l’épaisseur de matière à supprimer pour atteindre ce plan définitif.

Points secondaires :  seconde étape pour la mise-aux-points, ils sont calculés en fonction des points de basement et situés sur les plans secondaires du modèle. Constitués de petits clous de cuivre, discernables ici dans les cheveux et le plâtre, ils servent également à maintenir la pâte à modeler appliquée à cet endroit.

RD : marque d'atelier posée par Rodin dans la terre encore fraîche; une trentaine de terres modelées par Rodin et destinées à être confiées à un atelier de cuisson portent cette marque. Cette méthode permet de restituer l'objet à son propriétaire.

Terre cuite : argile à modeler à partir de laquelle l'artiste élabore son sujet; matériau fragile où des fentes et des fissures peuvent se présenter rapidement, l'argile crue durcit en séchant. Elle peut être conservée en l'état ou être cuite à haute température (entre 600 et 1000 degrés).
 



 

Ressources documentaires


L’Invention de l’oeuvre, Rodin  et les ambassadeurs, exposition musée Rodin, Paris,  6 mai – 4 septembre 2011 n° 25
Guide des collections du musée Rodin, sous la direction de D. Viéville et A. Magnien, éditions du musée Rodin, Paris, 2009
J. Vatelot, Etude et restauration du modèle de mise au point du Sommeil d’Auguste Rodin, Musée Rodin, Meudon, mémoire de fin d’études Ecole Nationale du Patrimoine, institution de formation des restaurateurs d’œuvres d’art, 2000