La Femme slave

La Femme slave
© Musée Rodin - Photo : Christian Baraja

Auguste Rodin (1840 -1917)

La Femme slave

La Mer

1906

Marbre

H. 63,4 cm ; L. 68,3 cm ; P. 61 cm

S.1036

Praticien : Jean-Marie Mengue
Ni signé ni daté

On peut rapprocher ce buste du marbre Devant la mer conservé à New York, au Metropolitan Museum of Art, auquel il avait été donné par le collectionneur Thomas Fortune Ryan en 1910. Ce visage dit de La Femme slave, au front large, au nez camus, a beaucoup hanté Rodin, qui l’a réutilisé dans de multiples compositions. Le buste émerge de l’environnement laissé brut à la manière dont celui de Mme Morla-Vicuña émerge de son col de fourrure. L’aspect non dégrossi permet de jouer de la puissance suggestive du matériau : le torse féminin émerge-t-il de la mer? D’un col de fourrure laissé démesuré? Le bloc est trop rude pour laisser une grande place à l’interprétation. Selon la notice de Léonce Bénédite, Rodin aurait lui-même tracé la chevelure à la gradine. L’oeuvre portait encore de nombreuses traces au crayon, à la paupière de l’oeil gauche, sur le cou à droite. C’était ainsi que Rodin indiquait à ses praticiens les modifications à faire ; il semble également qu’une draperie à réaliser était indiquée sur le buste au crayon et à l’outil. Enfin, de la main de Rodin, une inscription au crayon sur le bloc, portée comme il le faisait sur ses dessins, indiquait au dos « La mer ».

La Femme slave
© Musée Rodin - Photo : Christian Baraja