L'illusion, sœur d'Icare

L'illusion, soeur d'Icare
© Musée Rodin - Photo : Christian Baraja

Auguste Rodin (1840 -1917)

L'illusion, sœur d'Icare

1894-1896

Marbre

H : 62 cm ; L : 96 cm ; P : 51 cm

S.1385

Praticien : Alexandre Pézieux
Signé : A. Rodin

La genèse de L’illusion, sœur d’Icare est connue, notamment grâce à la maquette qui conserve les traces de mise au point. Pour cette œuvre, Rodin utilise la figure de La Martyre, à laquelle il ajoute des ailes et qu’il dispose audacieusement en plongée. L’œuvre est exposée avec un important ensemble de marbres au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1896.

 

Cet ensemble d’œuvres (L’Illusion, soeur d’Icare, L’Homme et sa pensée, L’Éternelle Idole et Vieillesse et Adolescence) est issu d’assemblages datant des années 1890 pour lesquels Rodin a puisé la plupart du temps dans le répertoire de formes conçu pour La Porte de l’Enfer. Ces combinaisons de figures furent ensuite transcrites en marbre.

 

Exécutée par le praticien Alexandre Pézieux, qui en donne une traduction à la fois précise et sensible, L’illusion, sœur d’Icare, pourrait représenter le thème des Métamorphoses d’Ovide où Alcyone se précipitant vers le cadavre flottant de Ceyx se transforme alors en oiseau.

L'illusion, soeur d'Icare
© Musée Rodin - Photo : Christian Baraja