L'Aurore

L'Aurore
© Musée Rodin - Photo : Christian Baraja

Auguste Rodin (1840 -1917)

L'Aurore

Vers 1895-1897 ?

Marbre

H. 56 cm ; L. 58 cm ; P. 50 cm

S.1019

C'est un bel exemple de la manière dont travaillait Rodin en donnant une dimension allégorique à des portraits de proches, comme dans L’Adieu (vers 1898) ou La France (vers 1904), construits à partir du Masque de Camille Claudel. Le sculpteur procéda de la même manière avec L’Aurore, qui reprend également les traits de Camille Claudel.

 

Le visage, à l’expression un peu lointaine, reste lisse et poli, tandis que le bloc de marbre qui l’entoure est laissé volontairement brut et marqué par les traces d’outils. Ce contraste, qui n’est pas sans rappeler le travail de Michel-Ange, permet à Rodin d’accentuer l’éclat du visage, évoquant par son titre le soleil qui émerge au petit matin.

 

Cette composition correspond à l’un des derniers portraits de Rodin inspirés par Camille Claudel, à une époque où leur relation est sur le point de se rompre.

L'Aurore
© Musée Rodin - Photo : Christian Baraja