Françoise Jolivet, la sève et la cicatrice ou comment ruser avec la nature

Depuis quelques années, Françoise Jolivet utilise comme support d’écriture et de passementeries des potirons qu’elle scarifie puis déshydrate, lyophilise ou tanne pour conserver la trace de son travail. Le retour à l’enfance à travers le légume des potagers de grands-mères s’accompagne d’un travail où la ruse avec les processus naturels permet de lutter contre la mort et la disparition inéluctables. Fascinée par la puissance créatrice de la nature et par son langage, elle dessine aussi à l’encre de Chine, sur des pièces de lin, des arbres ébranchés et écimés qu’elle suspend ensuite librement. Mélange de raffinement et de rusticité, son travail interroge la nature et le langage mais aussi les processus de vie et de mort.

 

Commissariat

Aline Magnien conservateur en chef du patrimoine, chef du service de la conservation