Camille Claudel

Du 15 avril au 20 juillet 2008

Le musée Rodin consacre une rétrospective exceptionnelle à Camille Claudel. Cette exposition rassemble l’essentiel de l’oeuvre de l’artiste avec plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze, ainsi qu’une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents, comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d’époque, complètent cet ensemble.

Voir enfin les sculptures dans leur vérité

Cette rétrospective éclaire d’un jour nouveau le parcours artistique ponctué de chefs d’oeuvres d’une artiste aujourd’hui plus connue pour sa vie privée que pour ses propres créations. Après avoir été longtemps jugé en référence à Rodin, l’art de Camille Claudel apparaît profondément original, intense et rayonnant. Cette exposition a pour ambition d’appréhender l’oeuvre de cette insoumise en dehors de la passion qui l’unit à Rodin.

Quelle place occupe l’oeuvre de Camille Claudel dans le courant artistique de la fin du XIXème siècle ? Camille Claudel a-t-elle réussi à créer une sculpture résolument moderne en marge de l’oeuvre de Rodin ? Comment a-t-elle évolué en tant que femme élève-sculpteur dans un atelier ? Autant de questions auxquelles cette exposition s’efforce de répondre… 

Une oeuvre animée « par un souffle épique, enivrant voire tragique » (B. Gaudichon)

L’oeuvre de Camille Claudel est connue pour être marquée par l’influence de Rodin. Le maître a largement inspiré l’élève. L’inverse est également vrai, à tel point qu’il est parfois difficile de déterminer le travail de chacun d’eux. Mais, l’oeuvre de Camille Claudel témoigne également d’une incroyable puissance créatrice.

L’exposition permet de découvrir ou redécouvrir les oeuvres qui ont fait la renommée du sculpteur : La Valse où un couple de danseurs passionnément enlacés semble emporté dans un tourbillon ; L’Âge mûr, oeuvre autobiographique symbole de sa rupture avec Rodin ; La Vague ou Les Causeuses, exemples représentatifs de sculptures où Camille Claudel s’affranchit du maître pour réaliser des oeuvres plus personnelles, fortement influencées par les arts décoratifs et le japonisme.

Certaines oeuvres sont quant à elles présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l’Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Une exposition très attendue du public

La dernière exposition consacrée par le musée Rodin à la présentation d’oeuvres de Camille Claudel remonte à 1991. Avant d’être présentée au musée Rodin à Paris en 2008, l’exposition s’est ouverte à la fondation Mapfre de Madrid en novembre 2007.

 

Crédits photo : © ADAGP, Paris, 2012