Lettre d'Auguste Rodin à Camille Claudel

Lettre d'Auguste Rodin à Camille Claudel
© Musée Rodin - Photo : Jérôme Manoukian

Auguste Rodin (1840 -1917)

Lettre d'Auguste Rodin à Camille Claudel

Vers 1886

Encre

H. 21 cm ; L. 27 cm

L.1451

« Ma féroce amie » : ainsi débute le cri d’amour désespéré que Rodin adresse à Camille Claudel dans les premières années de leur relation. Très vite, Rodin apparaît bouleversé par cette élève qui devint sa collaboratrice, maîtresse et muse, pendant que Camille Claudel affiche encore une parfaite maîtrise de ses sentiments. Prisonnier d’un amour obsédant, à l'agonie, il l’implore à genoux d’un bout à l’autre de sa lettre, dans un style confus, une syntaxe impure et une orthographe incertaine.

 

Il s’agit d’un document unique dans lequel Rodin, submergé par ses sentiments, n’a d’autre choix que de se livrer sans artifice ni mensonge. Les rares documents que le musée conserve, cinq lettres de Rodin et une quinzaine de Camille Claudel au ton souvent exalté, témoignent de cette relation fusionnelle et tourmentée, dont on connait l'issue tragique.

 

 

"Je t’embrasse les mains mon amie, toi qui me donnes des jouissances si élevées, si ardentes, près de toi, mon âme existe avec force et, dans sa fureur d’amour, ton respect est toujours au dessus. Le respect que j’ai pour ton caractère, pour toi ma Camille est une cause de ma violente passion. ne me traite pas impitoyablement je te demande si peu."

Lettre d'Auguste Rodin à Camille Claudel
© Musée Rodin - Photo : Jérôme Manoukian