Auguste Rodin (1840 -1917)
Le Vieil Arbre
Avant 1896
Plâtre patiné
H : 40,2 cm ; L : 40,8 cm ; P : 18,6 cm
S.3755
« A la fois homme, animal et végétal, [...] poilu, crevassé, branchu, feuillu » selon l’expression de Gustave Geffroy ( GEFFROY Gustave, 1898), Le Vieil Arbre ou Vieux Chêne résulte de l’assemblage de deux figures préexistantes dans l’œuvre de Rodin. On y reconnaît en effet le Mercure créé pour La Porte de l’Enfer dont le pied est ici transformé en sabot démesuré et auquel « grimpe comme à un arbre » la Petite Faunesse. Celle-ci présente une posture cambrée non exempte d’une certaine malice.
Exposé en 1900 à la fois au pavillon de l’Alma et au Salon des Cent, ce groupe manifeste une joie de vivre d’inspiration païenne qui suscita un grand intérêt dans les milieux symbolistes. Geffroy y voyait ainsi le symbole d’une foi absolue en la nature comme substance même de la vie.