Auguste Rodin (1840 -1917)

L'Avarice et la Luxure

Avant 1887

Plâtre

H. 22,5 cm ; L. 53,5 cm ; P. 46 cm

S.7

Composé de figures allégoriques représentant deux des sept péchés capitaux, ce groupe reçut sans doute son titre d’après le poème de Victor Hugo, Après une lecture de Dante, qui associe les deux vices : « Et la luxure immonde et l’avarice infâme, / Tous les manteaux de plomb dont peut se charger l’âme » (Les Voix intérieures, 1837).

 

On reconnaît dans cette composition le torse de l’Homme qui tombe, dont les bras exagérément longs enserrent le corps d’une femme, lui masquant en partie le visage et cherchant à agripper des pièces de monnaie. L’homme, réduit à un tronc, peut s’apparenter à un mort sortant de son tombeau, ce qui incita probablement Rodin à exposer la sculpture sous le titre Résurrection ou encore Jugement Dernier avant qu’elle ne prenne son titre définitif. Le corps de la Luxure reprend l’attitude offerte de la figure féminine d’un dessin de Rodin intitulé Squelette étreignant une femme (vers 1880).

 

Ce groupe, conçu peu après la commande de La Porte de l’Enfer, ne trouva sa place en bas du vantail droit que vers 1889-1890.

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