Auguste Rodin (1840 -1917)

La Tour du Travail

1898-1899

Plâtre

H. 151 cm ; L. 65 cm ; P. 68 cm

S.169

Sollicité par Armand Dayot et Jules Desbois pour coordonner un projet sculptural destiné à l’Exposition universelle de 1900 sur le thème du travail, Rodin, sensible à cette notion, valeur importante à ses yeux d’artiste, et séduit par l’aspect collectif de la tâche, se montra enthousiaste. Le projet en plâtre du monument se présente comme une haute tour, percée d'ouvertures, à l'intérieur de laquelle se déroulent en spirale sur un pilier central des bas-reliefs représentant différentes activités humaines liées au travail.

 

L'œuvre évoque par sa forme à la fois les escaliers des châteaux de Blois et de Chambord, la tour de Pise ou encore la colonne Trajane (Rome, Italie). Le mouvement elliptique et ascendant conduit le regard vers les bas-reliefs du sommet figurant les activités du poète, du philosophe et de l'artiste. Deux figures ailées, les Bénédictions, reposent en équilibre sur un chapiteau, au sommet, rappelant que le travail est fait « d’amour et de joie ». Sur le soubassement, percé d'une crypte, Rodin plaça deux petites figures du Jour et de La Nuit symbolisant le mouvement perpétuel du travail. Le monument devait atteindre 130 mètres de haut, tandis que La Porte de l'Enfer devait lui servir de porte mais le projet n’aboutit jamais.

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