Auguste Rodin (1840 -1917)

La Tempête

L'Épouvante ou Le Coureur de Marathon

Vers 1898 ?

Marbre

H : 44,3 cm ; L : 50,3 cm ; P : 29,3 cm

S.1092

Marbre haut-relief, 1903
Praticien : Louis Mathet
Ni signé, ni daté

En 1886, La Galerie Georges Petit présente un marbre de femme qui « hurle à la terreur ». Identifié depuis comme La Tempête, celui-ci se présente comme une variation autour du demi buste en plâtre Le Cri (S. 2566) auquel le sculpteur donne ici un rendu en haut relief.

 

Couvert par une chevelure de laquelle émergent le visage et les épaules, ce marbre offre une étude très précise, presque anatomique du visage. La représentation du motif du cri, qui s’appuie sur une analyse approfondie des traits du modèle, n’est pas sans rappeler l’exercice académique de la « tête d’expression » qui décortique les émotions et les passions humaines.

 

Rodin illustra plusieurs fois ce thème dans sa sculpture, ainsi la Tête de la Douleur de 1903-1904 qui semble pousser un cri de lamentation, tandis que la Femme-Poisson de 1917 incarne une autre forme d’expression.

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