Auguste Rodin (1840 -1917)

Fugit Amor

Vers 1885

Marbre

H. 51 cm ; L. 72 cm ; P. 38 cm

S.1154

Marbre, sans doute 1892-1894
Praticien inconnu

Signé : A. Rodin
Ancienne collection Joanny Peytel. Achat du musée en 1963.

C'est certainement l’une des plus belles compositions de Rodin : les deux corps en tension sont assemblés avec une parfaite fluidité. Ce sujet, présent deux fois dans La Porte de l’Enfer, fut exposé seul à partir de 1887 sous divers titres Le Rêve, Le Sphinx ou La Sphinge, qui traduisent bien ses rapports étroits avec l’esthétique symboliste de la femme fatale.

 

Dante décrit dans le deuxième cercle de l’Enfer l’errance sans fin des couples liés par un amour interdit, ce à quoi Rodin ajoute une inspiration baudelairienne. L’homme et la femme n'y jouent pas le même rôle : la beauté et la sensualité de la tentatrice entraînent l'homme vers sa chute.

 

Cette traduction plastique des fantasmes et des angoisses de l’époque connut un grand succès, si bien qu’il en existe de nombreuses versions en bronze et en marbre. 

< Retour à la collection