Aristide Maillol (1861 -1944)

Femme au chignon ou Baigneuse debout

1900

Régule (?)

H. 67 cm ; L. 15 cm ; P. 15 cm

S.579

L’œuvre semble être réalisée en régule, alliage d’étain, de plomb et d’antimoine, matériau de fonte peu coûteux, utilisé comme substitut du bronze et dit parfois « bronze du pauvre ». Acquise par Rodin en 1904, pour la somme de 500 francs, chez Ambroise Vollard, qui lançait Maillol à ce moment-là, la Baigneuse attire le sculpteur par son modelé extrêmement lisse, « sans noirs ».

 

Les deux artistes professaient l’un pour l’autre une très grande admiration. Si pour Maillol, Rodin était le « dieu de la sculpture », ce dernier voyait dans le travail de son cadet, une quête d’éternité qui plaçait la Femme au chignon ou Baigneuse du côté des sculptures archaïques que l’on redécouvre à l’époque. L’influence de Paul Gauguin et de ses figures pleines, lisses et sereines sont sans doute pour quelque chose sans doute dans les formes sculpturales de Maillol. Ces dernières, compactes et simplifiées sont proches de ce que Rodin cherchait lui-même, en particulier à la fin de sa carrière. Ce nouveau canon, peu classique, se retrouve aussi dans son œuvre mais il en émane, chez Maillol, une sensualité plus sereine et paisible que chez Rodin.

 

 

Crédits photo : © ADAGP, Paris, 2012

 

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