Auguste Rodin (1840 -1917)

Balzac, torse en robe de moine, avec masque souriant

Vers 1893

Plâtre

H. 55,5 cm ; L. 41,5 cm ; P. 27,2 cm

S.183

En 1891, Rodin reçoit la commande d’un Monument à Balzac de la part de la Société des Gens de Lettres, association d’écrivains dont l’auteur de la Comédie humaine avait été l’un des fondateurs. En 1892, la commission souhaite voir représenter son sujet en robe de moine. Comme il en a l’habitude, Rodin commence alors par l’étude d’un nu (dite étude de nu C puis G), pour l’habiller ensuite. Il ne garde ici que le torse qui vient prendre place sur une gaine. Et il donne à celui-ci une nouvelle tête dont le modèle est le masque souriant de 1891 (S.475). Il fait mouler cet assemblage mais découvre alors que la position de la tête ne convient pas. Elle fut donc sciée et replacée plus inclinée à droite et en avant par rapport au buste. Cette étude pour le Balzac est la seule que Rodin expose à deux reprises en 1899 puis en 1900 au pavillon de l’Alma.

Comme de nombreuses œuvres de petit format exposées en 1900 au pavillon de l’Alma, elle est présentée sur une gaine, témoignant de la réflexion menée par Rodin sur les liens entre les œuvres, les supports et l’espace.

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