Auguste Rodin (1840 -1917)

Balzac étude de nu C

1892

Plâtre

H. 128,5 cm ; L. 52 cm ; P. 62 cm

S.177

Signé sur la terrasse devant le pied gauche : Rodin
Inscription au-dessous sur la tranche : Original

En 1891, Rodin reçoit la commande d’un Monument à Balzac de la part de la Société des Gens de Lettres, association d’écrivains dont l’auteur de la Comédie humaine avait été l’un des fondateurs. En 1892, la commission souhaite voir représenter son sujet en robe de moine. Comme il en avait l’habitude, Rodin commence alors l’étude d’un nu, pour pouvoir l’habiller ensuite. Avec l’Etude de nu C, Rodin cherche à s’approcher le plus possible d’un portrait réaliste par l’intermédiaire d’un modèle vivant, souhaitant retranscrire la stature et la corpulence du visage. A travers ce nu puissant aux jambes largement écartées et aux bras croisés rappelant l’attitude d’un lutteur, il suggère l’ampleur de la dimension créatrice balzacienne. Grâce à cette étude, il restitue une vision dynamique du romancier en pleine maturité. Mais ce nu, jugé « choquant » et « difforme » par la commission qui souhaitait que Rodin représentât Balzac plus jeune et plus mince, donna lieu à une seconde étude : l’Etude de nu G.

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