Auguste Rodin (1840 -1917)

Balzac, avant-dernière étude pour la tête

Vers 1896-1897

Terre cuite

H. 17,7 cm ; L. 24 cm ; P. 20,5 cm

 En 1891, Rodin reçoit la commande d’un Monument à Balzac de la part de la Société des Gens de Lettres. Il se plonge alors dans des recherches formelles qui vont durer de nombreuses années.

 

Cette tête a sans doute été estampée à partir du modèle de tête type S.1625. Si le visage apparaît pourtant plus large dans cette terre cuite ocre, cela s’explique par des déformations de la terre lors de la cuisson. Elle fut modifiée par rapport au modèle grâce à l’adjonction de plaques et de boulettes de terre avec des raccords plus ou moins lissés.

 

Cette tête où le nez est assez prononcé pourrait avoir été inspirée par une réflexion de Balzac lors de séances de pose avec le sculpteur David D’Angers (1788-1856) et rapportée par l’écrivain Armand Silvestre (1837-1901) : « Surtout étudiez mon nez ! Mon nez est tout un monde ! Cyrano de Bergerac n’aurait pas dit autrement ».

 

Rodin devait accorder une importance particulière à cette tête puisqu’il la fit photographier avec deux masques réalisés d’après le modèle Estager, le conducteur de Tours, dans une composition pyramidale (Ph.1213).

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