Auguste Rodin (1840 -1917)

Andromède

Marbre

H. 26 cm ; L. 30 cm ; P. 21 cm

S.811

Praticien inconnu
Signé : A. Rodin

L’oeuvre illustre une légende grecque, celle d’une jeune fille exposée sur un rocher et livrée à un monstre, comme Psyché, ou plus tard Angélique, et ici délivrée par Persée monté sur le cheval Pégase. Souvent confondue avec La Danaïde, elle en possède la même posture affaissée illustrant le désespoir, la lassitude, le renoncement à la lutte. Ces thèmes, qui sont aussi ceux de La Porte de l’Enfer, ont donné à penser qu’il s’agissait d’une étude destinée à son illustration. Il existe au moins quatre ou cinq marbres de ce sujet, qui fut présenté en 1886 à la galerie Georges Petit sous le titre de « figure pliée en deux ». Provenant du collectionneur Roger Marx, on en compte un à Philadelphie, donné par Jules Mastbaum, un à Buenos Aires et venant de la collection Jacques Zoubaloff, et encore un venant de la collection de Gabriel Hanotaux. Un autre exemplaire serait encore dans la famille de Mme Morla-Vicuña, à qui il avait été donné en 1888. C’est en effet que l’oeuvre, par son format, par son sujet et par le traitement raffiné et soigné du corps, contrastant avec le rocher laissé plus ou moins brut, convient bien à ce type de clientèle.

< Retour à la collection