Edward Steichen (1879 -1973)

L'Éveil

1902

Platinotype

H. 25 cm ; L. 20 cm

Ph.684

De L’Éveil dite aussi la Nymphe Écho, l’on connaît un marbre non localisé daté de 1902 et des plâtres conservés au musée Rodin. Inspirée des Métamorphoses d’Ovide, la sculpture représente une jeune femme assise sur un rocher et s’étirant dans un geste voluptueux. 

Edward Steichen photographie L’Éveil à deux reprises, avec un cadrage et un point de vue quasiment identiques mais joue sur l’éclairage, chaque prise de vue proposant une solution très différente l’une de l’autre. La première révèle l’œuvre dans une lumière uniforme qui offre au spectateur tous les détails de la sculpture. La seconde propose une mise en scène de L’Éveil à contre-jour. Un tissu tente d’atténuer la lumière provenant de la fenêtre de l’atelier, mais l’intensité de cette dernière transforme la sculpture en silhouette – tout détail disparaît. L’éclairage évoque la lumière du petit matin et renforce les effets suggérés par le titre de l’œuvre, telle une illustration métaphorique. On peut alors imaginer que Steichen ne réalise la première image de facture classique que pour oser, dans la seconde, une interprétation plus audacieuse et au fond plus juste de L’Éveil.

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