Auguste Rodin (1840 -1917)

Crépuscule d'or sur les dunes en forêt de Soignes

Entre 1871 et 1877

Huile sur papier collé sur carton

H. 27 cm ; L. 34 cm

P.7225

Dans ce paysage, qui n'est pas sans évoquer les esquisses quasi-abstraites de Gustave Moreau ou le caractère visionnaire des œuvres atmosphériques de Joseph Turner, Rodin atteint une telle liberté de langage que le motif semble se diluer dans les taches imprécises de couleurs chaudes. Sander Pierron à propos d’œuvres de ce type, parle d’ «impression cosmique», ou de «la symphonique richesse de polychromie, mariée à une poésie qui particularise une clairière à l’automne» (Pierron, 1935).


Rodin ne prolonge pas longtemps son expérience de peintre, comme Rainer Maria Rilke peut en témoigner : « Au début, Rodin plantait son chevalet n'importe où, et peignait. Bientôt il se rendit compte qu'ainsi tout lui échappait : la vie, l'étendue, les métamorphoses, les arbres qui grandissent, les brouillards qui tombent, toute l'harmonieuse variété des évènements ; il s'aperçut qu'en peignant, il était devant le monde comme un chasseur en face de la cible, alors qu'en regardant il en faisait partie..» (Rilke 1905).

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