Vénus anadyomène accroupie

Fin de l’époque hellénistique ou début de l’époque impériale

Marbre

H. 25 cm ; L. 20 cm ; P. 22 cm

Co.562

Acquis par Rodin chez l’antiquaire Spiridon Castellanos, le 30 juin 1910.

La figure de Vénus apparaît ici nue, à peine sortie de l’eau. Le seul corps accroupi demeure, laissant imaginer la tête de la déesse et le geste de ses bras soulevant sa chevelure. La forme désormais fragmentaire apparaît repliée sur elle-même, installée dans un plan presque frontal et animée par les positions contradictoires des bras et des jambes.


Rodin l’achète en 1910 et l’expose dès les années 1912-1913 dans son «musée» de l’hôtel Biron. Le sculpteur est particulièrement sensible au thème du corps accroupi, symbole même de la féminité, et connait probablement l’origine alexandrine de l’antique : « Marbre égyptien - C’est un monde, une Joconde égyptienne, une Vénus accroupie, aussi une fleur de vie, forme qui me réjouit par sa vigueur, par sa grâce de première force. […] Ce petit fragment est un chef-d’oeuvre. » (Archives du musée Rodin, brouillons de Rodin).

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