Fragment de stèle fausse porte

Ancien Empire - Ve-IVe dynastie (environ 2500-2170 avant J.-C.)

Calcaire

H. 35 cm ; L. 72 cm ; P. 9,8 cm

Co.1301

Acquis par Rodin entre 1893 et 1913.

La stèle fausse porte - qui reproduit la porte de la maison égyptienne - symbolise, dans la tombe privée de l’Ancien Empire, le passage entre le monde terrestre et le monde de l’au-delà. C’est devant elle que les offrandes sont déposées.

 

Sur le tableau central, la figure de la défunte est sculptée en bas-relief, assise, coiffée d'une longue perruque striée, la main tendue vers un guéridon garni de pains. La femme s’apprête à prendre un repas fixé dans la pierre pour l’éternité. Au-dessus et sur le linteau, des lignes de hiéroglyphes énumèrent des listes d’offrandes de viandes, d’encens, de fards et de vases. Le relief délicatement sculpté en saillie a totalement perdu son décor peint.

 

Le canon égyptien obtenu à l’aide d’un quadrillage à dix-huit carreaux donne à la figure féminine son aspect géométrique et limite la vision du corps à deux points de vue, le profil et la face.

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