Balade dans le jardin de sculptures

Bienvenue dans le jardin de sculptures du musée Rodin, un havre de paix au cœur de Paris à deux pas des Invalides. Vous allez vous évader grâce aux sculptures. Les chefs-d’œuvre de l’artiste et les espaces du jardin se révèlent à vous au fil de la promenade.

À travers une sélection de dix chefs-d'œuvre allant du Penseur à La Porte de l’Enfer sans oublier Le monument aux Bourgeois de Calais, devenez incollable sur les grands monuments d’Auguste Rodin.

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Le Penseur

Le Penseur, l’une des sculptures les plus célèbres du monde, vous accueille dès votre arrivée au musée Rodin. Étrange paradoxe que cette sculpture : son corps musculeux et torturé contraste avec l’image de cet homme plongé dans ses réflexions. Son corps est au service d’un homme à l’esprit libre, décidé à transcender sa souffrance.
Le Penseur est au centre de la roseraie. Le mois de mai transforme cette partie du jardin en une bonbonnière de couleurs et de parfums suaves qui contrastent avec l’expressionnisme de la sculpture.

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Le Penseur dans la roseraie

 

Le Penseur dans la roseraie

 

Le Penseur

 

Le Penseur

 

La Porte de l’Enfer

Inspirée par La Divine comédie de Dante, majestueuse du haut de six mètres et composée de deux cents personnages, La Porte de l’Enfer offre une vision dantesque et romantique des passions humaines. Rodin y consacra toute sa vie, construisant avec chacun des personnages un élément de son monde. La Porte de l’Enfer se trouve au bout de la perspective formée par la Tour Eiffel, Le Penseur, Les Trois Ombres et la Porte de l’Enfer. En détruisant les communs qui entourait l’hôtel Biron, cette perspective magistrale si typiquement française est devenue un des axes forts du jardin.

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La Porte de l'Enfer dans la roseraie

 

La Porte de l'Enfer dans la roseraie

 

La Porte de l'Enfer dans la roseraie

 

Ugolin et ses enfants

En descendant le long de la galerie des marbres et en poursuivant sur la grande pelouse, Ugolin et ses enfants trônent au milieu d’un bassin rond. Au milieu de ce lieu paisible se joue une scène terrible : Ugolino, tyran de Pise, est emmuré vivant avec ses enfants qui meurent avant lui. Rodin choisit de représenter le moment de bascule, où l’homme rampe, nu, grimaçant et fait voler en éclat le dernier verrou de la dignité humaine, prêt à dévorer ses enfants.
La perspective depuis le bassin jusqu’à l’hôtel Biron est parfaite. L’harmonie qui se dégage tient à l’équilibre parfait des proportions du bâtiment, de la longueur de la pelouse et de la largeur du jardin. Encadré de lilas aux parfums subtils le bassin invite à s’asseoir pour profiter de la perspective.

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Ugolin et ses enfants

Perspective avec l'hôtel Biron, abritant les collections permanentes 

Ugolin et ses enfants

 

Ugolin et ses enfants

 

Orphée

En remontant sur le côté, dissimulée derrière un bosquet, Orphée vous accueille et vous offre par la même occasion un magnifique point de vue sur l’hôtel Biron, qui abrite les collections permanentes. Les arbustes en fleurs se suivent tout au long de la saison dont une magnifique collection d’hydrangea qui fait le bonheur des connaisseurs.

Orphée

 

Orphée

 

Orphée

 

Aphrodite

Aphrodite, la déesse de l’amour, s’étire gracieusement, les mains au-dessus de la tête. Cette œuvre de presque deux mètres est l’agrandissement d’un modèle d’origine quatre fois plus petit. Rodin n’a pourtant pas songé à retravailler les traits de la figure, à peine suggérés. Ce procédé d’agrandissement simplifie le volume, le modelé et accentue la monumentalité de la figure en gommant les détails.

Aphrodite

 

Aphrodite

 

Aphrodite

 

Les lapins

Le jardin du musée Rodin ce ne sont pas que des œuvres mais aussi une faune et une flore préservées ! Entre deux allées, au sortir d’un bosquet ou sur la pelouse, les lapins sautent, gambadent et se faufilent. Le saviez-vous ? Lorsque le poète Rilke conseille à Rodin de venir s’installer en ces lieux, il mentionne déjà la présence de ces animaux :

« Vous devriez, cher grand ami, voir ce beau bâtiment et la salle que j’habite depuis ce matin. Ses trois baies donnent prodigieusement sur un jardin abandonné, où on voit de temps en temps les lapins naïfs sauter à travers les treillages comme dans une ancienne tapisserie. »

Lapin dans le jardin du musée Rodin

 

Lapin dans le jardin du musée Rodin

 

Lapin

 

Les fleurs du musée Rodin

La rose Rodin

Le saviez-vous ? En 2005, les pépinières Meilland donnèrent le nom de Rodin a une rose. Rose simple proche de l’églantine, ce rosier produit une floraison remarquable jusqu’à la Toussaint. 800 pieds sont plantés autour de l’hôtel Biron l’encerclant d’un ruban rose.

Roses Rodin

 

Rose Rodin

 

Hydrangéa

 

Perspective sur l'hôtel Biron

 

La floraison dans un jardin qui reçoit du public est un enjeu de programmation. Grâce aux choix qui sont faits, nos visiteurs profitent d’une floraison qui s’échelonne tout au long de l’année, même en hiver grâce la collection d’hellébores (roses de Noël) suivie par la floraison rose du viburnum en janvier et aux lauriers tins en février. Les arbustes de printemps forsythia, céanothes, lilas enchantent le jardin de taches jaune, bleu, violet, denses et soutenues, puis vient en mai l’explosion des roses, mélange radieux entre les grimpants, les Queen Elisabeth, les variétés anciennes aux noms délicats et aux parfums suaves. Dès juin, la collection d’hydrangea fleurit offrant des grappes roses, lourdes au point de faire ployer les branches, Les abélias blancs ponctuent tout le long de ll’été les bosquets des côtés de la pelouse. Les feuillages des hydrangéa virent au pourpre en automne et c’est un autre charme plus discret qui se dégage de ces mois où la lumière devient rasante et rousse. Cette profusion d’ambiances fait la richesse des promenades toujours renouvelées au sein du jardin de sculptures du musée.

 


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