Affiche de Confessions : Portraits, Vidéos

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GILLIAN WEARING
CONFESSIONS : PORTRAITS, VIDÉOS

EXPOSITION / DU 10 AVRIL AU 1ER NOVEMBRE 2009


Secrets and Lies (2009), la vidéo réalisée par l’artiste pour répondre à l’invitation du musée Rodin est présentée en exclusivité jusqu’au 1er novembre 2009 à l’Hôtel Biron. Gillian Wearing y présente une série de portraits face caméra, sur le mode de la confession. La projection de Secrets and Lies est accompagnée d’une autre oeuvre vidéo : Trauma.

Le musée invite à découvrir une vision contemporaine du portrait à travers l’oeuvre de l’artiste britannique Gillian Wearing. À cette occasion, l’artiste a réalisé Secrets and Lies, nouvelle version de l’oeuvre de 1994 intitulée Confess all on video. Don't Worry You Will Be in Disguise. Intrigued ? Call Gillian...

LE SPECTACLE DE LA NATURE HUMAINE

Née en 1963, à Birmingham, Gillian Wearing nous donne à voir le spectacle de la nature humaine. Dans une approche presque anthropologique, ses photographies et ses vidéos mettent en scène des hommes et des femmes, saisis dans leur intimité. L’artiste fait autant appel à des individus ordinaires qu’à des comédiens, dans un va-et-vient entre mise en scène du quotidien et exploration documentaire. Elle brouille ainsi les frontières entre réalité et fiction. Jouant sur les limites entre espace public et privé, l’artiste centre son travail sur la tension entre l’individu et l’image qu’il renvoie, entre identité et représentation sociale.

Paroles, émotions et gestes trahissent des vérités enfouies que Gillian Wearing nous révèle sans ménagement.

CONFESSIONAL BOX

Trauma et Secrets and Lies sont présentées dans ce que l’artiste appelle une « confessional box », espace clos dans l’intimité duquel le spectateur est convié à pénétrer. Le dispositif tout entier fait bien sûr écho à la culture judéo-chrétienne, à la psychanalyse, au voyeurisme ordinaire propre à l’être humain.

Gillian Wearing pousse ici à leur extrême des stratégies d’exhibition de soi, mais nos pulsions voyeuristes sont déjouées par le recours au masque et par l’ambiguïté inhérente aux images et à la parole. L’artiste déconstruit et révèle ainsi toute la complexité des notions d’identité et de représentation. À l’ère de l’image tous azimuts et de la télé-réalité, Gillian Wearing nous amène à nous interroger sur l’idée même de portrait. Elle nous met face à nous-mêmes, face à nos propres désirs et à nos propres craintes.